vendredi 16 juillet 2021

Abonnez-vous : c'est la dernière campagne !

Une dernière campagne ?

Oui, et encore un peu différente des années passées :

L'idée :
Nous vous envoyons 2 CARTES POSTALES par trimestre, format classique (pour celles et ceux qui connaissaient les cartes grand format, la différence, c'est que vous pouvez écrire au dos !)
 
Un dessin, une photo, une citation présentent la thématique choisie par les paysan.nes pour parler de leurs fermes en particulier, et d'agriculture paysanne en général.
 
L'abonnement se fera pour deux ans au prix de 20 € (soit 1,25 € par carte postale, frais de port inclus).
Cet engagement pour 2 ans nous permettra de voir plus loin et de finaliser les prises de vues et les dessins d'encore 8 reportages - pour atteindre les 20 arpentages de fermes initialement prévus.
 

Lancement de la campagne pour l'automne :

Faites des heureux.ses ou faites-vous un cadeau !

Les premières cartes devraient arriver dans vos boîtes aux lettres courant octobre.

Comment ça fonctionne ?

Pour votre abonnement, il suffit de cliquer sur le bouton "faire un don" à droite de cette page... et de vous laisser guider pour faire un versement de 20€. 
 
Vous ne voulez pas payer en ligne ? Vous ne voyez décidément pas ce fichu bouton ? Pas de problème !
Vous pouvez nous envoyer un chèque à l'ordre d'Artéfacts par voie postale, il suffit de nous le signaler par mail par le biais du formulaire de contacts (à droite aussi).
 
 
L'adresse de réception du chèque est indiquée en bas de cette page.
 
 
Dans tous les cas, n'oubliez pas de nous indiquer votre adresse postale pour recevoir vos cartes.
Comme vous le constatez, cette campagne d'abonnement est faite par le biais d'Artéfacts, une Coopérative d'Activité et d'Emploi :

Et voilà, vous êtes prêt.es à recevoir vos deux cartes à chaque nouvelle saison !
PS : Pour nous envoyer un chèque, c'est à l'adresse suivante : 
Sandra-Vanessa Liégeois (ordre du chèque : Artéfacts)
4 rue du 1er Septembre
41000 Blois

Et si vous n'aimez pas les formulaires de contact, nous sommes joignables ici : 
sv.liegeois@artefacts-coop.eu

mercredi 30 juin 2021

ARPENTAGE N°12 : Faire, observer, laisser faire

 Ferme de la Cour, Seillac (Loir-et-Cher)

Un minimum d'intervention humaine ?

Victor Fouchault et Nicolas Patissier-Fosse se sont installés en janvier 2021 sur les terres de la ferme cédée par Bernard, le père de Victor. Les productions complémentaires sont des céréales, des légumineuses - et bientôt de la viande d'agneaux élevés en plein air intégral. 
 
C'est un système, où chaque parcelle voit se succéder cultures et prairies temporaires. Ces dernières sont un moyen de fertiliser les sols et de réguler les adventices* pour les cultures qui vont leur succéder - tout en étant l'unique source alimentaire du troupeau, déplacé grâce au sein de parcs mobiles.
 
"La pose de filets, c’est assez satisfaisant : ça revient à leur donner à bouffer, de clôturer de nouveaux parcs. Ça revient un peu au même que de donner du grain : on calcule à peu près une ration et on joue sur des mélanges de plantes plus ou moins riches, plus ou moins adaptés à tel type d’animaux." (Nicolas)

La volonté des deux jeunes installés est d'intervenir le moins possible, une fois la culture lancée :
"Amener des bêches dans les champs, en conventionnel, labour classique, ça ne se fait pas forcément… Je ne m’étais jamais intéressé à l’élevage avant de voir ces systèmes-là – où les brebis sont dans les champs tout le temps. On peut remettre des arbres dans les champs. Nous, on a mis des moutons."  (Victor)

Le thème des prises de vue, des dessins et de l'entretien dont sont extraites les citations a été choisi par Nicolas et Victor.

 
(* Adventices : les fameuses "mauvaises herbes", pas de celles que les brebis ruminent et que les humain.es mettent en gerbe...)
 
 
 
Un tour de plaine avec la bêche...
 ... et un tour aux moutons avec le C15 !



mardi 22 décembre 2020

ARPENTAGE N°11 : Des chèvres et des blettes

Ferme du Petit-Pont, Azé (Loir-et-Cher)

Une association de productions ?

Élise Guellier et Julien Porcq se sont initialement installés au sein d'un collectif de 4 personnes en 2011 sur 2 lieux de production.

Depuis 2017 et le départ des autres associés, ils sont désormais 2 sur la ferme - Élise se consacre plutôt aux chèvres et à la production fromagère, tandis que Julien passe davantage de temps dans les champs et les serres à faire pousser les légumes.
 
"Tu peux parler de ton problème, l’autre voit ce que tu veux dire. Des fois, tu te sens un peu bloqué et l’autre trouve une solution, avec un regard un peu extérieur. Il y a une synergie, déjà, rien qu’avec le fumier, et des synergies qui peuvent encore arriver… Être à deux, c’est mieux qu’à un !" (Julien)

Des espèces complémentaires se côtoient, créant un milieu propice à leur développement :
"L’association de productions, c’est bien, tu es présent sur deux entités différentes, avec la reconnaissance pour chacune : la ferme du Petit-Pont, c’est des légumes et des fromages. Il y a plein de techniques dans le maraîchage que j’aime découvrir ou comprendre !" (Élise)

Le thème des prises de vue, des dessins et de l'entretien dont sont extraites les citations a été choisi par Julien et Élise.


Les chèvres et les fromages avec Élise...
 ...
le tracteur et les légumes avec Julien !


 

ARPENTAGE N° 10 : À la bonne taille

Domaine Courtault-Tardieux, Thésée (Loir-et-Cher)

Vers une transmission réussie...

Simon Tardieux s'est installé vigneron avec Agnès et Alain Courtault en 2009. Ces derniers avaient repris le domaine du père d'Alain au début des années 1980.

L'association aura duré plus de 10 ans pour aller vers une transmission progressive - qui sera achevée courant 2021 avec le départ à la retraite d'Alain et Agnès. 
 
"Si tu te plantes dans le dimensionnement de la ferme, soit c'est toi qui payes les pots cassés, soit c'est le client… soit c'est les deux. Et moi, je ne sais pas vendre du vin très cher. J'avais vraiment dans la tête qu'une bouteille pouvait être achetée avec une heure de travail au SMIC."

Un associé rejoindra Simon dans l'année qui vient, l'idée demeurant de faire vivre plusieurs personnes grâce aux vignes :
"Je souhaite à quiconque de vivre ce que j'ai vécu et ce que je vis en ce moment… Si je peux aider pour ça, je le ferai volontiers dans la limite des stocks disponibles. Ça peut être tellement valorisant d'aller au bout de ce que l'on a engagé. Quand c'est possible d'être à son compte, il faut le faire."

Le thème des prises de vue, des dessins et de l'entretien dont sont extraites les citations a été choisi par Simon.


Étiquetage des bouteilles par Alain avec la nouvelle machine...
 
... et taille des vignes par Simon.

 

ARPENTAGE N°9 : Auprès du goût

Les Prés d'Amont, Blois (Loir-et-Cher)

Espace test ?

Masato Fujisaki est installé en couveuse via la CIAP (coopérative d'installation en agriculture paysanne) sur un espace test au sein de l'exploitation du lycée horticole de Blois.

Ce dispositif lui permet de s'essayer à différentes conduites de cultures, et de proposer des légumes asiatiques sur les marchés blésois, ou auprès de restaurateurs locaux.

"J'ai fait un grand voyage en passant par le Japon… et la Chine, Taïwan, puis l’Asie du Sud-Est jusqu’à Singapour… J'ai vu une grande diversité de légumes qui étaient consommés – notamment des légumes feuilles. Cela m'a marqué et je me suis dit qu'il y avait la place pour qu'on les découvre en France."

Masato est également paysagiste indépendant et souhaite s'installer à Blois, sur un espace agricole urbain :
"J'ai souvent été confronté à ces questions : occuper des franges urbaines par de nouveaux projets agricoles pour donner de la valeur aux terres qui sont autour de la ville, limiter un peu l'expansion urbaine… Et créer un rapport entre les urbains et l'agriculture."

Le thème des prises de vue, des dessins et de l'entretien dont sont extraites les citations a été choisi par Masato.


Cueillette des concombres amers...


... et confection des bottes de navets japonais en vue du marché.

mercredi 4 décembre 2019

ARPENTAGE N°8 : Paysanne cueilleuse

Ferme de la Guilbardière, Monthou-sur-Bièvre (Loir-et-Cher)

Les PPAM : des plantes aromatiques et médicinales

Mélanie Bournez est installée en couveuse via la CIAP (coopérative d'installation en agriculture paysanne) sur la ferme de la Guilbardière, au sud de Blois.

Début 2020, un collectif de cinq jeunes installés reprendra la ferme cédée par un couple de paysans en activité depuis 30 ans.


L'activité principale est l'élevage de vaches laitières avec transformation en lait cru et faisselle, et accueil pédagogique. Un autre des repreneurs y a créé une activité de transformation de pâtes à partir du blé de la ferme. 
D'autres activités se développent petit-à-petit - dont celle de Mélanie qui produit des plantes et pratique la cueillette sauvage pour transformer ensuite le fruit de ses cueillettes en pesto, confits, sels aux aromates et tisanes.

Le thème des prises de vue, de l'entretien et du dessin a été choisi par Mélanie.



Cueillette de robinier faux acacia à quelques kilomètres de la ferme





Paysanne cueilleuse... Et perchée !



ARPENTAGE n°7 : La compagnie des bêtes

Ferme de la Luguetterie, Loreux (Loir-et-Cher)

Des légumes et des bêtes

Marianne Hémon est maraîchère en Sologne. 
Elle utilise la traction animale - c'est-à-dire qu'elle travaille ses sols avec l'aide d'un cheval.

Beaucoup d'autres animaux cohabitent à la Luguetterie : chiens, chats, poules... Ils apportent tous quelque chose à l'activité maraîchère, en échange du gite et du couvert.

Le thème des prises de vue, de l'entretien et du dessin a été choisi par Marianne.

Ces images nous parlent aussi d'une installation sur des terres qui auraient pu être réservées à la chasse et du choix de l'autonomie pour une bonne partie du travail réalisé sur la ferme.


Travail du sol des buttes de poireau en vue de la plantation avec un canadien




Interactions entre les cultures et les animaux




mardi 15 janvier 2019

ARPENTAGE N°6 : Femme, paysanne

Ferme des Pioupioux, Saint-Claude-de-Diray (Loir-et-Cher)

Des gestes et des clôtures

Gaëlle Mahoudeau est bergère sans terres : elle élève des brebis de race Solognote pour la viande et Hampshire pour la sélection sur les terres de Christophe Piou.
Les bêtes sont toute l'année en plein air, sans bergerie et Gaëlle les déplace dans des parcs à l'aide de filets qui forment des clôtures mobiles.


Il s'agit ici de parler de l'aspect physique et complet du travail de bergère, lié à la condition de paysanne.



Les photographies ont été réalisées à Seillac sur la ferme de Bernard Fouchault qui accueillait bergère et moutons pour l'été et l'automne 2018.

Le thème des prises de vue, de l'entretien et du dessin a été choisi par Gaëlle.


Montage du combi-clamp servant à la contention des bêtes pour les soins :


Au pâturage, brebis Hampshire et Solognotes (en arrière plan) :






ARPENTAGE n°5 : L'arbre, la faune, les cultures

Ferme de Denis Callu, Le Plaisir, Rahart (Loir-et-Cher)


Un milieu complet

Denis Callu est céréalier, il a introduit l'arbre dans ses cultures par le biais de l'agroforesterie.


Les photos symbolisent cette association, ainsi que les échanges et la symbiose avec le reste du milieu naturel : les animaux repeuplent les cultures de la ferme.



Denis est à la fois très convaincu et attaché à cet environnement partagé avec d'autres habitants - qui rendent aussi service aux humains !

Le thème des prises de vue, de l'entretien et du dessin a été choisi par Denis.

Ligne de jeunes arbres en agroforesterie :




 Haie plantée en bordure de champs et Velcro, la chienne de Denis :



jeudi 10 mai 2018

Un article sur le projet...

Dans le journal national de la Confédération paysanne !

Un dossier fait par Sophie Chapelle : "Lire et montrer nos vies paysannes" - Campagnes Solidaires n°333


Un petit clic sur le lien ?

Reportages et arpentages